Au-delà des programmes officiels, chaque enseignant reste libre de ses choix pédagogiques ; il existe toutefois quelques pratiques bien établies sur lesquelles s'appuyer. Les propositions qui suivent s'appuient sur ces pratiques.
En MATHÉMATIQUES au CM1, dans le domaine NOMBRES, on renforce le calcul mental et écrit, en consolidant les différentes techniques et en portant attention à l'estimation et à l'arrondi des résultats. On travaille les fractions (en les comparant et en reconnaissant des fractions équivalentes) et les nombres décimaux, en veillant à la comparaison, à l'écriture positionnelle et aux opérations. On travaille les multiples et les diviseurs des nombres entiers. On apprend à choisir à bon escient entre calcul mental, calcul posé et calculatrice, et à contrôler la vraisemblance des résultats. On découvre des systèmes de numération anciens, en commençant à situer dans le temps l'évolution des notions mathématiques. On reprend le travail sur le symbolisme algébrique pour représenter des relations et généraliser des régularités.
Dans le domaine ESPACE ET FIGURES, on approfondit l'étude des figures géométriques, y compris à l'aide de logiciels, en étudiant le périmètre et l'aire, cette dernière aussi par découpage et recomposition. On parle de rotations, de translations et de symétries, surtout dans le contexte riche des pavages. On utilise les principaux instruments de tracé (règle, équerre, compas), en s'appuyant sur des logiciels de géométrie dynamique. On peut travailler la reproduction à l'échelle de figures et d'espaces.
Dans le domaine LOGIQUE, on poursuit le travail sur les quantificateurs, les prédicats, la négation et les connecteurs. On commence à parler de stratégies dans les jeux à deux joueurs. En programmation, on peut commencer à réfléchir à des algorithmes plus complexes, qui comportent des boucles ou qui font prendre des décisions au programme selon une condition (« si… alors… »).
Dans le domaine RELATIONS, DONNÉES ET PRÉVISIONS, on travaille sur les mesures et le système métrique, y compris la mesure du temps ; on effectue des conversions entre les unités les plus courantes. On travaille sur les probabilités et l'incertitude dans des contextes concrets, avec des urnes, des pièces de monnaie et des dés. On peut aborder des activités de combinatoire plus complexes. On analyse des données à l'aide de graphiques, de tableaux et de diagrammes, en travaillant sur la fréquence, le mode et la moyenne.
On aborde des PROBLÈMES, en veillant à leur sens ainsi qu'à la communication et à la comparaison des stratégies de résolution. Outre la résolution de problèmes (problem solving), on travaille sur leur invention (problem posing).