OILER Ecole Secondaire

Arithmétique et algèbre

ROBINSON est un parcours éducatif destiné aux écoles secondaires. Le parcours propose une première approche de l'algèbre, avec l'apparition de variables, c'est-à-dire de lettres représentant des nombres. Les variables sont introduites comme des nombres cachés : dans divers contextes, il est utile d'analyser la situation sans considérer les valeurs spécifiques des nombres impliqués (soit parce qu'ils sont inconnus, soit parce que leur valeur est précisément variable et que l'on cherche un raisonnement général, valable quelle que soit la valeur donnée). L'idée de base du cours n'est pas d'introduire le calcul algébrique à un stade précoce mais plutôt d'encourager les processus de découverte par essais et erreurs.

Fiche Technique

COURS: 6e, 5e et 4e.


Compétences bulletin officiel:
L'élève :

  • reconnaît et résout des problèmes dans des contextes variés en évaluant les informations et leur cohérence ;
  • explique la démarche suivie, y compris à l'écrit, en gardant le contrôle de la démarche comme des résultats ;
  • compare différentes démarches et produit des formalisations qui lui permettent de passer d'un problème particulier à une classe de problèmes.


MÉTHODES:
Le parcours demande de trouver des solutions d'équations et d'inéquations simples. On n'applique pas les techniques classiques de l'algèbre : on procède par essais. Procéder par essais signifie arriver progressivement à une solution, sans pénaliser les erreurs. Dans la pratique de classe, l'erreur est souvent associée à l'échec, parce que l'enseignement est parfois vu comme un entraînement, donc fondé sur des procédures reproductibles (Zan & Di Martino, 2017). Mais éviter l'erreur limite les possibilités d'apprentissage dialogique, fondé sur la confrontation entre vrai et faux. Des recherches récentes ont montré que proposer des exercices volontairement faux à côté d'exercices corrects facilite l'apprentissage des élèves (Rushton, 2018). Dans ce parcours, l'approche par essais oblige la classe à chercher une stratégie pour arriver plus vite à la solution, ce qui favorise la compréhension du sujet.


Ce parcours a été conçu par Luigi Bernardi et Giorgia Damiano.

Aucune activité pour le moment : d'autres arrivent bientôt !

ROBINSON est un parcours éducatif destiné aux écoles secondaires. Le parcours propose une première approche de l'algèbre, avec l'apparition de variables, c'est-à-dire de lettres représentant des nombres. Les variables sont introduites comme des nombres cachés : dans divers contextes, il est utile d'analyser la situation sans considérer les valeurs spécifiques des nombres impliqués (soit parce qu'ils sont inconnus, soit parce que leur valeur est précisément variable et que l'on cherche un raisonnement général, valable quelle que soit la valeur donnée). L'idée de base du cours n'est pas d'introduire le calcul algébrique à un stade précoce mais plutôt d'encourager les processus de découverte par essais et erreurs.

Aucune activité pour le moment : d'autres arrivent bientôt !

Fiche Technique

COURS: 6e, 5e et 4e.


Compétences bulletin officiel:
L'élève :

  • reconnaît et résout des problèmes dans des contextes variés en évaluant les informations et leur cohérence ;
  • explique la démarche suivie, y compris à l'écrit, en gardant le contrôle de la démarche comme des résultats ;
  • compare différentes démarches et produit des formalisations qui lui permettent de passer d'un problème particulier à une classe de problèmes.


MÉTHODES:
Le parcours demande de trouver des solutions d'équations et d'inéquations simples. On n'applique pas les techniques classiques de l'algèbre : on procède par essais. Procéder par essais signifie arriver progressivement à une solution, sans pénaliser les erreurs. Dans la pratique de classe, l'erreur est souvent associée à l'échec, parce que l'enseignement est parfois vu comme un entraînement, donc fondé sur des procédures reproductibles (Zan & Di Martino, 2017). Mais éviter l'erreur limite les possibilités d'apprentissage dialogique, fondé sur la confrontation entre vrai et faux. Des recherches récentes ont montré que proposer des exercices volontairement faux à côté d'exercices corrects facilite l'apprentissage des élèves (Rushton, 2018). Dans ce parcours, l'approche par essais oblige la classe à chercher une stratégie pour arriver plus vite à la solution, ce qui favorise la compréhension du sujet.


Ce parcours a été conçu par Luigi Bernardi et Giorgia Damiano.

Julia Robinson

Julia Robinson était une mathématicienne américaine qui s'est intéressée à la logique mathématique, à la théorie des équations, à la théorie des algorithmes et à la théorie des jeux.
Enfant, elle perdit deux années d'école pour des raisons de santé, mais elle réussit à rattraper le temps perdu en une seule année. Elle obtint ensuite son doctorat sous la direction d'Alfred Tarski, l'un des logiciens mathématiciens les plus connus de l'époque.
Julia Robinson enseigna ensuite les mathématiques, la logique et la statistique à l'université de Californie, sur le prestigieux campus de Berkeley.
Elle reçut de nombreuses distinctions au cours de sa vie. En 1982, en particulier, elle fut présidente de l'American Mathematical Society, la société savante qui réunit les mathématiciens des États-Unis.
Elle mourut d'une leucémie.

Le résultat le plus important de Julia Robinson concerne le « problème de décision » pour certaines équations. Au collège et au lycée, on apprend à résoudre les équations du premier et du second degré. On se rend facilement compte que, même si tous les coefficients d'une équation sont entiers, ses solutions peuvent ne pas l'être (il suffit de penser à 2x = 1 ou à x2 = 5).
D'un autre côté, dans de nombreuses situations pratiques, seules les solutions entières ont un intérêt. Par exemple, certains problèmes demandent le nombre de personnes qui participent à une fête, ou le nombre de camions nécessaires pour un transport (dans ces problèmes, il arrive qu'un élève réponde, sans trop réfléchir, 3,5 camions !).
Pensons maintenant à des équations à plusieurs inconnues, comme x3 – 2y2 = 5, ou même à des équations plus longues et compliquées. Trouver une solution de l'équation n'est pas trop difficile : je donne à x une valeur de mon choix, par exemple x = 3 ; puis, après quelques étapes, je trouve que y = √11. Mais… existe-t-il une solution où x et y sont tous les deux entiers ? Je ne connais pas de formule, comme pour les équations du second degré ; je ne peux que procéder par essais. Ici, j'ai de la chance, car il existe une solution avec des nombres pas trop grands : x = 7 et y = 13. En effet, 73 – 2×132 = 5.
En général, cependant, procéder par essais est risqué, car on risque de continuer longtemps sans rien trouver. Quand s'arrêter ? Et si l'on s'arrête et que l'on renonce, le doute demeure d'avoir abandonné juste au mauvais moment, alors qu'on allait arriver à une solution.
En 1900, le grand mathématicien David Hilbert posa explicitement le problème (connu comme le dixième problème de Hilbert) : trouver une méthode générale qui, étant donné une équation, permette d'établir si elle admet au moins une solution entière.
Le problème est extrêmement difficile et ne fut résolu qu'en 1970. Quatre grands mathématiciens contribuèrent à la solution : Martin Davis, Iouri Matiassevitch, Hilary Putnam et, justement, Julia Robinson (d'où le nom de théorème DMPR que l'on emploie parfois). Et, contrairement à ce que l'on pouvait espérer, la réponse est « négative » : la méthode générale demandée par Hilbert n'existe pas ! Même avec les meilleurs ordinateurs du monde, on ne pourra jamais concevoir un logiciel capable d'établir si une équation admet ou non des solutions entières (une méthode n'existe que si l'on se limite à certains types d'équations).
Deux remarques importantes. D'abord, le résultat est le fruit de la collaboration de quatre chercheurs, qui ont chacun apporté une contribution essentielle. Un seul chercheur, si génial soit-il, aurait difficilement trouvé la solution seul.
Ensuite, le résultat, nous l'avons dit, est négatif. On voit souvent les mathématiques comme la matière où l'on calcule, résout et démontre ; mais même les mathématiques ont leurs limites. Et la logique mathématique a parfois réussi à préciser justement ces limites : il y a des problèmes (comme celui-ci) que personne ne pourra jamais résoudre. Cela peut sembler décourageant. En réalité, un résultat « négatif » est souvent très fécond, car il ouvre la voie à de nouvelles recherches, toujours plus approfondies et fascinantes.